Et vous, qu’est-ce qui vous anime ?

Pour être aimer, faut-il encore être lu ?

La tête en friches, le cœur en désuétude… D’histoires romantiques adolescentes en drames familiaux redondants, à force de les lire, de le regarder au petit ou au grand écran, je m’y suis noyée. Toutes ces représentations de la réalité pour dénoncer, montrer, en parler, nous ont fourni moult raisons d’y croire.

Forcément lorsque mon premier petit ami m’embrassera enfin, j’entendrai Puccini. Bien entendu lorsque j’assisterai aux enterrements de mes proches, il pleuvra comme drache qui pisse et on pleurera comme des vaches. Être enceinte ce sera naturel et merveilleux ! Aimer sera le début d’un conte de fée. Toutes les angoisses seront surmontées, tous les talents seront reconnus, la haine balayée à coup de revanches justicières, le bon triomphera et le méchant sera puni !

Parce que la vie n’est art que lorsque l’on y joue son rôle avec authenticité, ne faut-il pas abandonner l’irréalité de la réalité représentée ?

Cela semble philosophique mais pour faire simple et parler juste ; N’avons-nous pas perdu l’essence même de ce qu’est l’art ? Confronter, interpeller, combattre et non complaire, satisfaire et rassurer !

Combien de comédies romantiques mélo me faudra-t-il dévorer pour que mon cœur enfin comprenne que la plus grande histoire d’amour est celle qu’il vit dans la vraie vie. Certes, l’être aimé n’est ni un sombre pirate, ni le dernier des jeunes premiers. Mais aie-je vraiment besoin d’un schizophrène alcoolique dans mon quotidien pour me sentir exister ?!

Combien de drames me faudra-t-il parcourir pour accepter que ma famille est celle qu’elle est; Parfaite dans ses imperfections, qu’elle me convient et que j’y suis en paix !

Combien de super-anti-héros va-t-il me falloir ingurgiter pour me sentir à la hauteur des mes espérances ?

Combien de coaching, de thérapie, d’humoristes, de présentateur de variétés, de livres devront-ils encore remplir mes insomnies, mes angoisses et mon temps perdu pour qu’enfin je respire par moi-même, j’agisse sans fuite, je sois le premier rôle de mon histoire ?!

Je pourrais continuer à m’étaler de ton mon long et développer bien plus loin cette colère contre tout ce qui me révulse dans ce monde mais ce ne serait pas de l’art, simplement le reflux des mes frustrations.

Ce texte n’a pas de conclusion, il n’est pas fini car je ne sais qu’ajouter. Et vous, qu’est-ce qui vous dégoûte et vous anime ?

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